Léna LAURICHESSE et Philippe DESSEIN

du 8 au 30 juin 2012

 

 

Visualisez les photos de l'exposition en cliquant ici

 

 

LENA LAURICHESSE

Autodidacte, je vis et travaille à Tours.Quelques expositions ont émaillé mon parcours notamment en Bretagne, à Tours et à Poitiers. En 2011, j'ai ouvert un atelier-galerie "Lyeuxcommuns", rue Etienne Marcel à Tours. J'y expose, lorsque je n'accueille pas d'autres artistes.

 

 

 

 

PHILIPPE DESSEIN

Ses débuts d’aquarelliste lui permettent de participer à de nombreuses expositions dans le Sud-ouest. Il ouvre, à cette époque, un atelier d’enseignement de cette pratique plastique dans la région toulousaine.Initié à la gravure aux Beaux-arts de Toulouse, il poursuit à la Sorbonne des recherches universitaires où il explore le médium photographique notamment « la photographie sans objectif ». De nombreuses années durant s’ouvre à lui les voies de l’enseignement des Arts plastiques.Les stages à l’école Estienne l’engagent à se consacrer désormais à la gravure.Il expose régulièrement en Touraine et en Bretagne.

 

 

 

 

 

Léna LAURICHESSE – Philippe DESSEIN par Anne-Marie JICEPE

Comment présenter les œuvres de Léna LAURICHESSE et de Philippe DESSEIN qui, par leurs différences, se répondent en duo ?

ELLE :

L’artiste n’a pas de modèle. La forme opportune émerge de l’esprit. Prétextes instantanés, les formes rondes, organiques, réceptacles féconds, ventres, coquillages… se posent, s’étirent…

La matière picturale révèle l’enveloppe de l’objet… à fleur de toile… peau mate satinée, lustrée par la patine tel un vieux cuir maroquin, elle s’irrigue de repentirs nourriciers que la lumière fait apparaître au regard du spectateur en quête de la trace du « fabricant »…

LUI :

Dans des œuvres où seule la phase finale apparaît, l’artiste anticipe sur ce qu’il sait du fini, sur l’expérience qu’il a du travail du négatif qu’il pense en positif.

L’homme laisse trace dans des œuvres évoquées… la transparence prend formes subtiles et fortes tout à la fois…

Empreintes sensibles, à peine brossées, parfois rehaussées de signes, ses gravures nous invitent au voyage, à la contemplation, au plaisir avec la force ancrée dans nos mémoires des images en noir et blanc.

 

 

Léna LAURICHESSE par Marc Baudin (2012)

On a tendance à découper en périodes l’œuvre des peintres comme on découpe le temps en ères géologiques, comme on distingue l’adolescence de la maturité. Dans l’œuvre de Léna, je n’ai pas distingué de période bleue ou de période rose, et encore moins de période cubiste. Et, même si un jour rien ne dit, qu’à l’instar de ses aînés, elle n’exprime sa vision du monde dans des angles saillants, ce sont aujourd’hui les courbes qui s’imposent sur ses tableaux.

Douceurs cambrées, formes arrondies, lignes courbes et généreuses, galbes, ventres pleins : ces mots sortent des toiles pour une musique pénétrante, une tiédeur féconde où nos émotions s’épanouissent. Nous partons en voyage en empruntant des contours, des rondeurs colorées. Les mots nous accompagnent comme autant de Sésame libérant nos richesses assoupies. Chacun va retrouver dans ses brumes d’antan, les braises sous la cendre de ses premiers noëls. Les poitrines se gonflent de projets retrouvés, d’ambitions à nourrir, d’envies à découvrir, d’amitiés à renouer.

De cette rencontre, vous ne sortirez pas indemnes. Vous sortirez rêveurs, changés, bouleversés, métamorphosés…grandis.